Thèse Impact de l'Altération de l'Inactivation du Chromosome X sur la Susceptibilité à l'Encéphalomyélite Auto-Immune Expérimentale H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Toulouse École doctorale : BSB - Biologie, Santé, Biotechnologies Laboratoire de recherche : INFINITY - Institut Toulousain des Maladies Infectieuses et Inflammatoires Direction de la thèse : Magali SAVIGNAC Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-06-30T23:59:59 Les femmes ont un risque plus élevé de développer des maladies auto-immunes que les hommes, avec un ratio de 3 femmes pour 1 homme dans la sclérose en plaques (SEP). Le risque génétique associé au double dosage du chromosome X (indépendamment des hormones sexuelles) pourrait expliquer la plus grande susceptibilité au développement de la SEP et d'autres maladies auto-immunes présentant un fort biais de sexe, comme le lupus, la sclérodermie et le syndrome de Sjögren. Chez les femmes, l'un des deux chromosomes X est inactivé de manière aléatoire afin d'égaliser le dosage de l'expression des gènes entre les sexes. Ce mécanisme d'inactivation du chromosome X (ICX) est un mécanisme épigénétique qui réduit au silence un chromosome X chez la femme. Cependant, 15 à 23 % des gènes portés par l'X, dont certains sont impliqués dans la régulation des mécanismes immunitaires, échappent à l'ICX. Ils sont alors surexprimés dans les cellules femelles. En étant surexprimés dans les cellules immunitaires des femmes, ces gènes qui échappent pourraient contribuer à l'hyperactivité du système immunitaire. En utilisant un modèle de souris unique dans lequel l'ICX est perturbée, nous avons montré que la réactivation de gènes de l'X est associée au développement spontané d'un syndrome de type lupus avec une signalisation TLR7 dérégulée dans les cellules myéloïdes. L'objectif du projet de thèse sera d'étudier l'impact de l'altération de l'ICX sur la susceptibilité à développer l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE). Nous étudierons si l'altération de l'ICX régule l'activation et la différentiation des lymphocytes T CD4 Th1/Th17 encéphalitogènes et/ou leur migration dans le système nerveux central. De plus, nous avons accès à des cellules T de patientes atteintes de sclérose en plaques afin d'évaluer si un défaut dans le maintien de l'ICX pourrait contribuer à la physiopathologie de la sclérose en plaques. Ce projet permettra de mieux comprendre la nature des mécanismes génétiques qui sous-tendent la prédominance féminine dans les maladies auto-immunes inflammatoires telles que la sclérose en plaques. Le candidat devra obtenir une allocation de recherche ministérielle. Le concours est très sélectif.
Notre équipe s'intéresse à la compréhension des mécanismes par lesquels les facteurs spécifiques au sexe régulent les réponses immunitaires. Nos recherches s'articulent autour de deux axes principaux : 1) comment les hormones sexuelles régulent l'immunité innée dans divers contextes physiopathologiques et 2) l'impact d'un dysfonctionnement de l'Inactivation du chromosome X (ICX) sur les gènes de l'immunité innée et adaptative dans le contexte des maladies auto-immunes. C'est dans ce second axe que le projet de thèse s'inscrit.
Le profil recherché
Nous recherchons un·e candidat·e motivé·e et rigoureux·se, titulaire d'un Master 2 (ou équivalent) avec un excellent dossier académique, pour candidater au concours de l'école doctorale.
Compétences et qualités attendues : Solides connaissances en immunologie, avec un intérêt marqué pour la biologie des lymphocytes T et leurs fonctions, particulièrement lors de maladies auto-immunes. Expérience pratique en culture cellulaire, imagerie confocale, cytométrie.